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June 20, 2003 L'Union européenne adopte un projet de Constitution Selon les termes officiellement retenus par le sommet, ce texte constitue "une bonne base de départ" pour les travaux de la CIG, a dit M. Simitis.
Le projet de Constitution européenne élaboré par la Convention sur l'avenir de l'Europe "a été adopté comme document de base" pour la future conférence intergouvernementale, a annoncé, vendredi 20 juin, le premier ministre grec, Costas Simitis, au sommet de Thessalonique. La décision a été annoncée à l'issue d'un premier tour de table des 25 chefs d'Etat et de gouvernement de la future Europe élargie, auxquels le texte a été présenté par le président de la Convention, Valéry Giscard d'Estaing.
La conférence intergouvernementale (CIG) doit désormais se prononcer définitivement, a déclaré M. Simitis. Il a précisé que la CIG devait s'ouvrir en octobre prochain et se terminer "aussi tôt que possible", afin de permettre la signature du traité entre le 1er mai 2004 - date de l'entrée des 10 nouveaux membres - et les élections européennes prévues au mois de juin suivant.
"Nous avons vécu aujourd'hui une journée très importante pour l'Union européenne et sur la voie de l'unification européenne. (...) Pour la première fois de l'histoire de l'Europe, nous avons un projet de Constitution", a assuré M. Simitis. Le texte de la Convention "est le fruit d'un compromis, mais c'est un excellent résultat", a-t-il ajouté. Il a néanmoins précisé que les dirigeants européens n'avaient pas pour autant donné "un feu vert définitif".
Selon les termes officiellement retenus par le sommet, ce texte constitue "une bonne base de départ" pour les travaux de la CIG, a dit M. Simitis. Certains pays, comme la France, l'Allemagne ou la Belgique, avaient souhaité une formulation moins restrictive qui aurait fait du projet une "bonne base" pour la CIG et non une simple base "de départ". D'autres pays, comme l'Espagne, l'Autriche et la Pologne, contestent certains aspects de la réforme des institutions prévue par la Convention et pourraient être tentés de "détricoter" le projet élaboré pendant seize mois à Bruxelles.
De son côté, Valéry Giscard d'Estaing a estimé que le texte avait reçu vendredi matin "un soutien large et chaleureux". "Beaucoup de ceux qui sont intervenus ont indiqué qu'ils seraient prêts, si c'était eux, à l'adopter tel quel", a-t-il ajouté.
Avec AFP, Le Monde, 20.06.03
Information uploaded by Emmanuel Vallens on June 20, 2003 01:59 PM
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